Social networking : bientôt la fin du modèle propriétaire fermé ?
Depuis toujours, j’ai cherché à synchroniser mes données pour :
- garantir leur pérennité (sauvegarde)
- faire communiquer des applications différentes
- partager avec mon entourage
Aujourd’hui où les standards sont largement adoptés et omniprésents, on peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles les différentes solutions ne communiquent pas encore nativement entre elles.
Le principal blocage vient assurément du business model des éditeurs. L’ami Bill a bâti sa fortune sur une solution fermée qu’il a su imposer et que les autres ne pouvaient pas rendre compatible avec la sienne. L’idée est qu’en verrouillant l’utilisation aux seuls membres de la même communauté, on crée une dépendance à utiliser uniquement la solution du groupe et non une solution concurrente parfois meilleure.
Du bla bla bien connu me direz vous ? Oui mais là où tout le monde s’accorde à dire que la valeur d’un service, c’est essentiellement sa communauté d’utilisateur, je voudrais apporter un bémol : plutôt que de valeur intrinsèque, j’aimerai parler de la valeur ajoutée.
Dans un système de réseau social, ce qui compte ce sont les connexions entre les personnes d’une part, mais aussi et surtout la valeur que ces connexions apportent. En effet, je pense que c’est une erreur de la part des éditeurs comme Linkedin, Viaduc et autre OpenBC d’imposer dans leur fonctionnement la duplication des connexions et la synchronisation au cours du temps complexe et longue. Vos contacts les plus proches vont facilement accepter vos invitations sur 3 ou 4 réseaux différents, mais vos contacts fraichement, et souvent faiblement, établis l’accepteront ils ?
Alors le challenge sera dans lequel de mes réseaux vais-je l’inviter ?
Soyons sérieux, les utilisateurs ne vont accepter cela longtemps et, en outre, cette situation ne fera que retarder l’adoption massive des outils de social networking.
Et puis, cette situation revient à ce que chacun ait son propre internet indépendant avec un moteur de recherche spécifique unique dans chacun. Il faudrait alors pour être trouvé, publier ses données sur tous les internets !
Qui pourrait y croire ?
Non, ce qui va immanquablement arriver, c’est que les utilisateurs vont revendiquer la propriété des connexions de leur réseau, comme ils ont déjà revendiqué la propriété et la maîtrise de leurs données personnelles. Car, à vrai dire, ce n’est pas le service de networking qui crée les connexions, c’est l’utilisateur lui-même qui les crée.
Et alors, quel modèle économique fera vivre les systèmes de social networking ? Et bien, ils devront inventer les moyens de vendre leur valeur ajoutée. Et en tête, il y aura la recherche des profils, car c’est simple aujourd’hui mais qu’en sera-t-il quand 80% des internautes auront chacun modélisé leur réseau avec des centaines de connexions chacun ? Qu’il faudra gérer l’antériorité, l’évolution (je l’ai perdu de vue), la casse des connexions, qu’il faudra les qualifier (je le connais, je suis très proche, je le supporte à peine mais j’ai besoin de lui, etc…)
Un jour, Linkedin ou OpenBC sera le Google du social networking. Mais personnellement je voterais plutôt pour Plaxo, car eux, ils ont déjà de manière native, la synchronisation sur toutes les plateformes. Ah bon ? mais Plaxo ne fait pas de recherche de contact ni ne modélise les réseaux. C’est pour bientôt à mon avis
Ils sont ouverts et communiquant avec les autres, ils seront largement adoptés. Ils définiront un standard auquel les autres finiront par se rallier. N’oublions pas que RSS est sorti de Netscape.
Et puis pour les sceptiques, il reste d’autres opportunités d’apporter de la valeur ajoutée, et pas des moindres :
- La mise en relation et le filtrage des sollicitations
- La recommandation de profils par affinité relative
- Le recrutement bien sûr
Beaucoup seront prêts à payer pour cela.


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